Pourquoi de nombreux immigrants quittent le Canada : conclusions d'une étude menée sur 40 ans

Le Canada continue de perdre de nombreux immigrants après leur arrivée, y compris ceux qui possèdent un niveau d'éducation élevé et des compétences spécialisées. Un nouveau rapport de l'Institut canadien pour la citoyenneté (ICC) et du Conference Board du Canada, Le seau percé 2025 : Défis liés à la rétention des immigrants hautement qualifiés et des professions en demande, examine les tendances à long terme en matière de rétention des immigrants et met en lumière les défis persistants.

Le rapport indique que les immigrants quittent le Canada à un rythme relativement élevé, surtout ceux qui possèdent une formation supérieure et une expérience professionnelle. Les immigrants hautement qualifiés et instruits quittent le pays environ deux fois plus vite que ceux qui ont un niveau d'instruction et des compétences moins spécialisées.

Cette étude est la troisième de l'ICC. Seau percé Cette étude analyse des données sur 40 ans et révèle qu'environ un immigrant sur cinq quitte le Canada dans les 25 ans suivant son arrivée. La plupart des départs ont lieu dans les cinq premières années, ce qui laisse penser que les premières expériences d'établissement influencent fortement la décision de rester ou de partir.

Selon Daniel Bernhard, directeur général de l'Institut pour la citoyenneté canadienne, le Canada tire profit de l'arrivée de nouveaux arrivants qualifiés qui choisissent de s'y établir. Toutefois, les données montrent que de nombreux professionnels, notamment des ingénieurs, des travailleurs de la santé, des scientifiques et des cadres supérieurs, finissent par partir. Leurs compétences ne contribuent à l'économie canadienne que s'ils restent au pays.

Principales conclusions

  • Un immigrant sur cinq quitte le Canada dans les 25 ans suivant son arrivée.
  • Les immigrants les plus instruits quittent plus souvent leur pays. Ceux qui possèdent un doctorat ont presque deux fois plus de risques de partir que ceux qui ont une licence.
  • Les immigrants hautement qualifiés quittent leur pays à un rythme environ deux fois supérieur à celui des travailleurs peu qualifiés au cours des cinq premières années.
  • Les professions caractérisées par une forte demande de main-d'œuvre, telles que la gestion d'entreprise et financière, les technologies de l'information et de la communication (TIC), l'ingénierie et la gestion architecturale, affichent certains des taux de départ les plus élevés.
  • La croissance des revenus est étroitement liée à la rétention. Les immigrants dont les revenus augmentent avec le temps sont plus susceptibles de rester, tandis que ceux dont les revenus progressent peu sont plus susceptibles de partir. Parmi les titulaires d'un doctorat, ceux dont les revenus stagnent ont presque trois fois plus de risques de partir que ceux dont les revenus augmentent.
  • Le Canada atlantique connaît les taux de départ d'immigrants les plus élevés par rapport aux autres régions.
  • La plupart des immigrants qui quittent le Canada le font depuis la première province où ils se sont installés, sans déménager dans une autre province.

Globalement, le rapport indique que si le Canada a réussi à attirer des immigrants, il éprouve davantage de difficultés à les retenir à long terme. L’évolution des taux d’immigration et le vieillissement de la population peuvent entraîner un départ des immigrants hautement qualifiés, ce qui risque de nuire à la croissance économique, à l’innovation et à la disponibilité de la main-d’œuvre dans des secteurs clés.

Bernhard souligne que même lorsque des immigrants qualifiés quittent le pays, la demande pour leurs compétences demeure. Le rapport indique que, sans amélioration des taux de rétention, le Canada risque de perpétuer un cycle où les nouveaux arrivants ne restent pas assez longtemps pour contribuer pleinement à la société.

Le rapport souligne plusieurs pistes d'amélioration pour mieux comprendre et suivre le maintien des immigrants dans leur pays d'accueil. Il s'agit notamment de créer un cadre national pour mesurer les résultats en matière de maintien en poste, de moderniser les programmes d'établissement et d'intégration des immigrants hautement qualifiés, de s'attaquer aux difficultés liées à l'agrément professionnel et à la reconnaissance des qualifications, et d'examiner les pratiques en milieu de travail qui influent sur la progression de carrière et la stabilité à long terme des nouveaux arrivants.

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